Festival Photo Influences

En collaboration avec l’association Les Tisseurs d’Images, la ville de Beaucouzé propose le Festival photographique Influences. Après une édition consacrée à la Belgique en 2016, cette année sera l’occasion de mettre l’Inde à l’honneur à travers le regard de 14 photographes. Expositions, conférences, workshop… Plusieurs temps forts vont jalonner ce festival.

Découvrez ci-dessous l’agenda de l’édition 2018, le plan des expositions dans le parc du Prieuré ainsi qu’une présentation de chaque photographe.

 

 

> Téléchargez l'agenda du festival> Téléchargez le plan des expositions> Téléchargez le programme complet du Festival> Le site des Tisseurs d'Images

Vasantha Yogananthan

Il vit et travaille à Paris.
Profondément attaché à la photographie analogique, Vasantha Yogananthan travaille à la fois en grand format et en moyen format, principalement à l’aube et au crépuscule. Son utilisation de la lumière naturelle et de sa palette de couleurs est influencée par l’impressionnisme.
Il est co-fondateur la maison d’édition Chose Commune.
Distinctions: Foam Talent (NL, 2017) – ICP Infinity Award Emerging Photographer (US, 2017) – Prix Levallois (FR, 2016) – IdeasTap/Magnum Photos International Award (UK, 2015)
Editions: Exile et The Promise (2017), Early Times (2018) – Piémanson (2019).

« A Myth of two souls » illustre cette société actuelle, emprunte de tradition, mais en perpétuelle transformation: c’est une réinterprétation du Ramayana, poème épique et religieux vieux de 3000 ans, dans l’Inde d’aujourd’hui.

Swastik Pal

 

Il vit à Calcutta.
Swastik Pal, diplômé en photojournalisme au Asian Centre for Journalism de Manille (Philippines), s’intéresse à la photographie documentaire et à l’écriture éditoriale sur des projets au long terme. Il est publié par pluiseurs magazines internationaux.
Distinctions: nominé pour la Joop Swart World Press Masterclass en 2015 et 2017.
The Hungry Tide est un document photographique émouvant sur le sort des insulaires de l’île Ghoramara, dans les Sunderbans (Delta du Bengale). Les habitants doivent faire face régulièrement aux innondations et assistent, impuissants, à la disparition de leur ile par la montée inévitable du niveau de la mer.

Yannick Cormier

 

Il vit à Pondichéry, en Inde.
Yannick Cormier est un photographe documentaire. En Inde, il fonde l’agence Trikaya Photos, et devient commissaire d’expositions dans le cadre du Festival « Art Chennai » et de Pondi photo. Sa photographie, testament esthétique des traditions indiennes, a été publiée dans divers magazines internationaux.
Distinctions : En 2012, il est récompensé par le World Photography Organisation (Sony Award) pour sa série Masquerade of the Gods.
« Theatre land » est le fruit d’une longue collaboration entre Yannick Cormier, Muruga Boopathy (directeur de la troupe de théatre “Manalmagudi Theatre Land”), les comédiens (certains sont fermiers) et les villageois. Il crée là un documentaire très subjectif, une histoire crue inspirée de traditions et de rituels ancestraux.

Arko Datto

Il vit à Calcutta.
Arko Datto est un photographe documentaire, se remettant sans cesse en cause. Il travaille sur des sujets contemporains, intégrant et développant divers langages visuels
Expositions 2017: Voies Off Arles – COSMOS Arles PDF Award, France – fotogallery, Cardiff, Irlande – Esplanade, Singapore – Museum fur Angewandte Kunst, Frankfurt, Allemagne – Chobimela Festival, Dhaka, Bengladesh.
Distinctions 2017 : Gagnant du Prix Voies Off, Arles (FR) – 3eme Place du GOMMA Grant (GB).
Pik Nik: Le pique-nique est loin d’être une affaire simple en Inde orientale. Ils viennent de loin, en famille ou entre amis pour trouver l’endroit parfait pour pique-niquer. Des cuves de poulets fraîchement abattus, des sacs de légumes, un arsenal de casseroles, de poêles et de bouteilles de gaz sont transportés. Mais le plus curieux ce sont ces incroyables haut-parleurs, transportés en chariots ou mini-fourgonnettes… On Mange, on danse et chante, on boit et on se bagarre….

Amit Pasricha

Il vit à New Delhi.
Amit Pasricha est connu surtout pour sa photographie documentaire architecturale et sociale, se spécialisant dans le format panoramique dont il devient un maitre en la matière. Il veut documenter le paysage intérieur et extérieur indien, en rapide évolution.

Expositions (2017): National Museum of village, Dimitri Gusti, Bucarest, Roumanie – National Museum, Slovénie.
Editions: The Monumental India – The Sacred India – Mughal Architecture & Gardens. India at Home n’est pas qu’une série de magnifiques panoramiques de gens, de classes sociales diférentes, posant dans leur maison. Elle montre l’incroyable diversité éthnique et culturelle en Inde qui, malheureusement, de par les mutations et la mondialisation, tend à s’uniformiser.
India at Home est un document visuel unique, qui tente de préserver un patrimoine domestique fascinant et chargé d’histoire.

Le collectif Bind

From Anita’s Collection

 

 

Les membres du collectif sont basé à Bombay et Paris
BIND (Philippe Calia, Andrea Fernandes , Asmita Parelkar, Abhinav Sharma, Nishant Shukla, Sunil Thakkar) est une plate-forme pour la photographie contemporaine, centré autour d’une librairie dédié aux livres photographiques.
« The Bodyguard Lane Album » est un hommage aux quatre générations de familles qui ont vécu, pendant des décennies, dans une rue en constant changement, au sud de Bombay. C’est un échantillon de photographies qui ont survécu aux cycles inexorables de moussons et d’expulsions. Cette collection est aussi un hommage aux studios anonymes et aux photographes ambulants qui ont capturé la vie de ces gens, utilisant comme fond, les paysages urbains et parfois, des supports livrés aux fantasmes.

Arthur Crestani

Il vit à Paris.
Par la photographie, Arthur Crestani cherche à révéler les tensions constitutives de la condition urbaine, qui s’incarnent aussi bien dans la matérialité de la ville que dans ses modes de représentations.
Distinctions 2017: Archifoto, vainqueur – Bourse du Talent 2017 – Portrait, finaliste. Prix Mark Grosset – Documentaire, finaliste.
Expositions (2017) : Lishui Photography Festival, Lishui, Chine, Archifoto 2017, Parking Centre Historique Petite France, Strasbourg, Promenades Photographiques de Vendôme.
Bad city dreams : Le travail d’Arthur Crestani interroge sur l’urbanisation à marche forcée en Inde, voulue par des promoteurs immobiliers entreprenant et offrant des visions idylliques de la ville de demain. Inspiré par la tradition indienne du studio photo ambulant, il photographie des hommes et femmes posant devant des annonces immobilières léchées, tandis qu’au second plan, coexistent dans des paysages incongrus, terrains vagues et nouveaux complexes immobiliers.

Tilby Vattard

 

Il vit près de Montpellier.
Tilby Vattard photographie en s’immergeant au plus profond de lui, en acceptant de se perdre, laissant place au doute et à la subjectivité. Il rejoint l’agence Plainpicture.
Expositions : Les Boutographies, Festival Circulations, Itinéraire des photographes voyageurs, Nuits de Pierrevert, PHPA, …
Ce travail photographique Kashi station, d’une grande poésie, est une immersion profonde dans les méandres de Varanasi (Benarès), ville sacrée, pour en extraire des clairs-obscurs énigmatiques à la frontière entre le rêve et la réalité, à la poursuite de l’invisible. Kashi station, le nom d’une gare, ultime arrêt sur la voie de l’existence.

Thomas Morel Fort

Il vit à Paris.
Thomas Morel Fort est membre du Studio Hans Lucas.
Après des études universitaires, il se consacre totalement à la photographie. Son travail a été publié dans la presse et magazines français.
Distinction 2016 : 3 distinctions au concours IPA (International Photography Awards) en catégorie : sport éditorial pour son reportage sur les kushti indiens, en photographie de nuit sur son travail sur le sport amateur de nuit, et people issues sur la sécheresse en Inde.
Le Kushti est une forme ancestrale de lutte, originaire de Perse. Dans ce pays en perpétuel changement, cette pratique sportive de plus en plus perçue comme une discipline ordinaire par les autorités sportives, jouit toujours d’un grand prestige et les familles des apprentis lutteurs dépensent souvent une somme d’argent significative pour les soutenir.

Tuul et Bruno Morandi

Ils vivent à Paris.
Tuul et Bruno Morandi nomadisent de par le monde depuis des années. Faisant claquer les couleurs, leurs images révèlent les moments de vérité qui émaillent le quotidien universel, elles sont une invitation au voyage, un prétexte à méditer sur la fragile beauté du monde.
Leur travail est régulièrement publié dans la presse nationale et internationale, exposé dans de nombreux festivals et galeries.
Editions: Tableaux du Rajasthan (Flammarion) – La Sicile (Chene) – Entre ciel et steppe, la Mongolie de Gengis Khan (Hozhoni).
Les métamorphoses du sari : La majorité de la production des saris de tous les jours vient des zones industrielles du nord de l’Inde. Dans ces usines, des kilomètres de tissus de coton indien sont teint dans un kaléidoscope de couleurs des plus vives et des plus variées. Un spectacle esthétique où la grâce naturelle des ouvrières côtoie l’art.

Taha Ahmad

Il vit à Delhi.
Taha Ahmad est un jeune et talentueux photographe documentaire. Il estime que la photographie a une forte influence sur la création et le développement du discours pour l’avenir. Son travail, à été exposé et publié dans des journaux et magazines, en Inde ainsi qu’à l’étranger.
Distinctions/Bourses: Le documentaire du projet Fonds / Prix (Emerging Vision) 2018, Neel Dongre Grant / Prix d’excellence en photographie 2016, Toto-Tasveer Prix de la photographie 2018, Prix des candidats (catégorie- Photojournalisme) internationale Photogrvphy Grant 2017, Sahapedia Cadres Photographie Grant 2018 et finaliste pour Lucie bourse).
Swan song of the Badlas est un magnifique documentaire, en noir et blanc, sur “Mukaish Badla”, une forme de broderie, utilisant des fils d’or et d’argent, qui à fait la prospérité de la ville indienne de Lucknow. Il parle aussi de la vie difficile de ces Badlas (artisans), de moins en moins nombreux, qui luttent pour que cet art ne s’éteigne pas.

Nishant Shukla

Il est basé entre Londres et l’Inde.
Nishant Shukla est un artiste photographe abordant les questions d’identité, d’origine et d’essence. Il est également co-fondateur du collectif BIND.
Distinctions 2016 : Gagnant du Alkazi Photobook Grant 2016.
Expositions  2017: Format International Festival/ Derby, Angleterre.
Expositions  2016: Unseen Photo Fair & Festival/Amsterdam, Pays Bas – Organ Vida Festival/Zagreb, Croatie – Fotogallerie/Oslo, Norvège – Alkazi Grants Preview, Art Heritage Gallery/New Delhi, Inde – PhotoIreland/Dublin, Irlande – Fotoleggendo/Rome, Italie – Fotobookfestival/Beijing, Chine – Travel Photo Jaipur/ Jaipur, Inde.
Seeking moksha, est une série photographique réalisée suite à un voyage personnel et introspectif, un pèlerinage en errance jusqu’aux sources du Gange. Elle est alimentée par les rencontres faites avec les pélerins, semblant être perdus dans leur quête de l’illumination, comme peut-être Nishant Shukla l’était aussi.

Karen Dias

Elle vit à Bombay.
Karen Dias, devient photographe documentaire indépendante, après une carrière de photojournaliste. La majorité de son travail se concentre sur des histoires sur les femmes et sur l’environnement.
Son travail, publié dans différents magazines et journaux, a été exposé en Inde, aux Emirats et en Indonésie.
Kadul (la Mer en langue tamoule) est une série photographique interprêtant les rêves et les réalités des enfants de pêcheurs vivant au bord de l’océan, dans le sud de l’Inde. Le tsunami, il y a dix ans, est encore un traumatisme pour ces enfants et la raréfaction du poisson en mer, une réalité…

Soham Gupta

Il vit à Calcutta.
Diplômé en photojournalisme, Soham Gupta fait de ses angoisses et d’une adolescence difficile une force photographique traînant de la solitude, d’isolement, d’abus et de douleurs, d’un passé chargé de traumatismes, d’angoisse du futur, de tensions sexuelles et de questions existentielles.
Expositions (2017): Cosmos Arles Books, France – Voies Off, Arles, France – Jeune Création Gallery, les Grands Voisins, Paris – Jeune Création, Espace pour l’art Gallery, Arles – Jeune Création, Thaddaeus Ropac Gallery, Pantin – Cardiff International Festival of Photography, Wales, UK….
Distinctions : Gagnant du COSMOS PDF AWARD 2017 Arles, France – Nominé pour le World Press Photo Joop Swart Masterclass 2017 – Nominé pour Foam Museum Paul Huf Award 2017.
Au plus profond d’Angst se trouve toute la colère de Soham Gupta, toutes ses frustrations, toute sa haine pour ce monde où les faibles n’ont pas de place. Ce travail photographique est devenu un conte désespéré d’un enfer fictif de la nuit, dont les coins et recoins sont habités par des âmes en décomposition.